Enseigner à écrire : une responsabilité partagée entre les professeurs de toutes les disciplines

Numéro: 

1

Volume: 

30
Boyer, Priscilla

S’il ne vient à l’esprit de personne de remettre en question l’enseignement de savoirs disciplinaires dans les cours au collégial – ce serait un non-sens –, la situation appert plus trouble concernant les savoirs langagiers. C’est souvent lors des évaluations que le professeur, toutes disciplines confondues, se trouve confronté aux divers niveaux de compétence scripturale de ses étudiants. Se pose alors la question délicate de l’évaluation de cette compétence, par ailleurs trop souvent réduite à la seule dimension de la maitrise de l’orthographe. Or, le professeur se doit d’agir en amont de l’évaluation, car les lacunes à l’écrit des étudiants ne plombent pas seulement leurs résultats, elles sont autant d’obstacles à leurs apprentissages disciplinaires et nuisent au développement d’autres compétences. Il est alors essentiel de comprendre l’interrelation entre la pensée et le moyen d’expression, entre les idées et le texte. En soutenant le développement des savoirs langagiers de ses étudiants, le professeur favorise aussi le développement de leur pensée et l’appropriation d’une culture de l’écrit propre à une discipline en contexte d’études postsecondaires. Mais, comment le faire sans alourdir la tâche du professeur ? Il existe des moyens relativement simples à mettre en place que l’auteure de ce texte présente en mettant en perspective les pratiques langagières écrites qui structurent les disciplines de manière à identifier les savoirs sur lesquels intervenir explicitement comme spécialistes disciplinaires.

L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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