L'évaluation des compétences et l'importance du jugement

Numéro: 

1

Volume: 

18
Scallon, Gérard

Pendant plusieurs années et jusqu’à ce jour, les pratiques d’évaluation des apprentissages se sont accommodées sans trop de peine aux concepts de mesure et d’évaluation et elles se sont même développées malgré une certaine confusion entre les termes. L’évaluation est devenue une réalité qui englobe une foule d’opérations, et ce, sans que celles-ci ne fassent nécessairement appel au jugement des personnes qui évaluent. La pratique des examens objectifs, caractérisés par des tâches précises comme répondre aux questions à choix multiple, jouit d’une tradition solidement établie. Les résultats chiffrés obtenus à plusieurs examens sont traités arithmétiquement pour se fondre dans un résultat total qu’il reste à interpréter et à utiliser dans une mécanique de certification. L’évaluation de performances complexes, comme la production d’un texte écrit ou l’exposé oral, n’échappe pas à ce mouvement. Les tâches proposées aux élèves sont plus complexes et plus élaborées que celles qui composent les examens objectifs, mais le traitement arithmétique des résultats demeure sensiblement le même. Bien que ces productions soient notées d’après plusieurs critères, l’opération dite d’évaluation aboutit à des résultats chiffrés ou à des notes qui seront tôt ou tard additionnées. Dans une approche par compétences, l’évaluation doit s’appuyer sur une méthodologie particulière d’une part reliée à la nature même des situations-problèmes ou situations-tâches traitées par les élèves évalués et, d’autre part, à l’analyse des résultats obtenus en cours d’études ou au terme de la formation.

L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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