La décolonisation : un projet d’éducation sociétal et d’enrichissement mutuel

Numéro: 

3

Volume: 

32
Lachapelle, Marise

Dans le cadre de ses recherches, l’auteure de cet article a noté que les nombreux obstacles rencontrés par les étudiants inuits dans leur parcours collégial (difficultés d’adaptation, marginalisation, difficultés scolaires, décrochage, etc.) découlent d’une logique d’intégration, qui domine dans le système d’éducation québécois et qui leur laisse peu de place pour être eux-mêmes. Dans sa thèse, elle a alors envisagé l’inclusion comme une alternative à l’intégration et a choisi d’utiliser la décolonisation comme angle d’approche pour aborder et alimenter la réflexion autour des questions d’inclusion et d’éducation multiculturelle. Elle y voyait une avenue utile à l’ensemble des collèges, peu importe la provenance de leurs étudiants, puisque le concept d’inclusion repose sur la prémisse qu’une stratégie pensée et conçue pour une population en particulier peut s’avérer bénéfique à une autre population qui n’était pas visée au départ. À partir de l’expérience du Collège John Abbott, elle illustre comment peut se concrétiser une réelle démarche de décolonisation, qui suppose un processus d’autochtonisation inhérent. Les actions éprouvées et mises en œuvre dans cet établissement pourraient inspirer d’autres collèges.

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