Aider les élèves allophones à réussir en français

Numéro: 

1

Volume: 

17
Roberge, Julie

Une étude, menée de 1998 à 2000 par Eléonore Antoniadès, Mona Chéhadé, Denyse Lemay, Françoise Armand et Patricia Lamarre, a clairement démontré que les élèves allophones sont souvent des élèves à risque au collégial et qu’ils présentent, conséquemment, des besoins particuliers. Malheureusement, les auteures concluaient aussi que ces besoins étaient rarement comblés, et que l’intégration de ces nouveaux arrivants dans le réseau collégial s’en trouvait souvent compromise. Que s’est-il passé depuis ? La tempête de l’augmentation à tout prix des taux de réussite a soufflé, laissant dans son sillage un réseau de centres d’aide en français consolidé et des formules pédagogiques dynamiques d’intégration de la mise à niveau dans la séquence régulière, telles que le jumelé, pratiqué désormais dans un grand nombre de cégeps. Un autre ouragan, celui de la « nouvelle grammaire », a déferlé dans nos classes, nous forçant à repenser notre approche pédagogique de la grammaire et de la langue, souvent pour aller vers une plus grande systématisation. Bref, un nouveau matériel pédagogique paraît peu à peu et plusieurs mesures ont été mises en place, qui ne peuvent que rendre plus efficaces nos interventions auprès des allophones... auprès d’une majorité d’allophones, devrions-nous dire. Car là est tout le drame : il y a des laissés-pour-compte ; dans nos classes, particulièrement dans la région montréalaise, un certain nombre d’élèves qui se présentent n’ont que peu de chances de réussir. Nous les appellerons, tout au long de cet article, les « élèves allophones très faibles ».

L’AQPC reconnait, en 2014-2015, la contribution financière de Patrimoine canadien au développement technologique de la revue, par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques, volet Innovation commerciale pour les périodiques imprimés.

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